Guy Verville, écrivain

Mes textes publiés

Récemment, dans les promenades

2016/09/25Le chaos de nous tous

Le crépuscule déjà, l’automne déjà. Lorsqu’on marche avec l’horloge du ciel, l’ordonnancement des choses nous semble normal sans être ni troublant ni pacifiant. Je sortais de mon cours de chant, j’ai regardé le soleil qui n’était déjà plus qu’une lueur sur un nuage lancinant, peut-être annonciateur de pluie.

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2016/09/19Les soleils-fleurs

Les feuilles commencent à tomber ici. On ne se lasse pas d’annoncer, à chaque année, le début de l’automne. À ce stade, le déclin peut paraître philosophique. L’air semble au faîte de son souffle, déjà empreint de sucs aphones, dense comme celui de ces chambres où s’endorment les mourants.

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Les amants

2016/08/27Ce vœu

Les gens se marient encore de nos jours. Les moyens et les célébrations diffèrent, la promesse demeure toujours la même. Ils seront heureux, se disent-ils, autant dans le malheur que dans le bonheur. Ils traverseront le temps, bâtiront maison, érigeront des conforts, seront fertiles. Le chemin parcouru avant la promesse devient secondaire, du moins, dans les tribus et sociétés intelligentes.

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2016/08/20L'oeil-oreille

Le soleil, ce matin-là, luttait contre des algues nuageuses. Le vent s’était levé durant la nuit et, après quelques jours chauds, trop humides, la fraîcheur était bienvenue. Les passants ne semblaient pas s’en rendre compte ni les automobilistes sur la 40 qui, à la vitesse qu’ils allaient, ne se souvenaient certes pas qu’il y a à peine deux semaines un camion-citerne avait explosé sur cette route, faisant un mort. Personne n’en avait cure. Leur vie continuait.

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2016/08/11L'arbre

J’étais en avance. Mon cours de chant ne commençait que dans quinze minutes. Comme à mon habitude, dans de tels moments, je m’assois sur un banc placé près d’un arbre, dans ce qui tient lieu d’un minuscule parc sans nom, sans attrait, à peine plus grand qu’une cuisine, pas très Feng shui non plus, enchâssé entre l’arrière d’une église et une ancienne Caisse populaire transformée en salon de beauté.

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Murale au métro Jarry

2016/08/07L’envol

Mes doigts glissent avidement sur les présentoirs d'Instagram, de Facebook, d'Ello, de Tumblr et je ne me suis pas encore ouvert un compte Snapchat. Des hashtags et des superlatifs, des opinions dans tous les sens, des conversations tout aussi éphémères qui paraissent pourtant essentielles, comme si nous étions tous en train de mourir et que, devant nos yeux à demi vitrifiés, se vidait notre mémoire dans la poubelle du néant. 

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