Écrivain | Guy Verville

Guy Verville, écrivain

Récemment, dans les promenades

2018/06/13Trois petit chatons, ronron

S’il faut prendre la vie comme elle vient tout en y réfléchissant ce qu’elle adviendra et ce qu’elle m’apporte, sur ce qu’elle m’a donné, sur que je suis depuis le début de mes temps, s’il faut cogiter constamment cela et en même temps laisser au temps le temps d’être le temps, j’ai voulu ainsi raconter l’histoire de ces chatons, ce qu’ils ont été pour moi et ce qu’ils ne seront plus, ce qu’ils seront aussi.

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2018/06/11Les deux chemins

Que sommes-nous ? Que faisons-nous ? Que deviendrons-nous ? Il est plutôt rare que nous nous posions ces questions. Elles surgissent habituellement durant des moments de crise, quand un ouragan vient fouetter l’existence, quand l’océan se gonfle immensément, mais aussi, parfois, quand tout paraît calme à la surface, quand sous des kilomètres d’oubli se meut un plasma menaçant que nous ignorons bien volontiers.

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2018/06/09La mort du voisin

Les rues des villes, on le dit souvent, sont des veines dont les parois plus ou moins rugueuses abritent les fourmis que nous sommes. On le dit aussi tout autant, les maisons des villes, quoique concomitantes, sont des vases clos. Les voisins se connaissent peu, se disent rarement bonjour.

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2018/04/15Une saga astrologique familiale

L’histoire des autres ne nous appartient pas. Durant leur voyage, ces âmes incarnées accostent, s’échouent, s’échappent, voguent, se brisent, forment des flottilles, naviguent seules ou grégaires sur des océans dont la mémoire s’enregistrera ou s’évanouira dans l’interstellaire ou dans d’autres chairs lorsque viendra le temps de mourir.

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2018/03/18Le baiser du lion

Peu importe d’où provient le rêve, il se poursuit parfois au-delà de notre inconscience, éclairant de ses chaudes lumières la réalité de l’aurore. C’était un lion en bonne et due forme, du moins à son premier contact.

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2018/03/10Avec le temps

Avec le temps, a chanté le poète, tout s’en va. Il est vrai que tout semble pointer vers un horizon que nous n’atteignons jamais. La vie va, les douleurs vont, les joies ne demeurent pas plus en place. Au cœur de la Terre se mijote un enfer de plasma qui nous éclabousse parfois dans des rictus volcaniques et nous incendie la peau. Les galaxies s’étourdissent et s’entrechoquent pendant des millénaires, s’avalent comme les baleines engouffrent le plancton, des bouches se cherchent, des langues se délient, des salives et des hormones s’échauffent, les sexes se gonflent et les utérus explosent.

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