C'est l'art!

Bonjour Guy,

D’abord... MERCI de m’avoir invitée au lancement de « Falaise ». Je connaissais ta tête de « graphisme » mais pas ta tête de « littérature »... Quelle belle découverte !

Tu me disais lundi soir, au lancement, que tu aimerais mon opinion suite à ma lecture d’un certain passage de paroles de femme dans l’histoire de tous ces personnages... J’avais donc en tête qu’à un certain moment j’arriverais à un passage qui semblerait gauche sous la plume d’un homme qui vit sa sexualité avec des hommes... Je suis arrivée à la fin du livre en me demandant où pouvait bien avoir été ce passage !

Pourquoi peut-être douter de l’authenticité des images utilisées en décrivant la sexualité d’une femme ? Tu pouvais très bien l’inventer de façon aussi convaincante que quand tu décrivais les vieilles Diane et Rose qui cultivaient des carottes dans leur jardin. Pourtant tu n’as jamais été une vieille femme qui cultive des carottes ! Tu n’as probablement jamais fait une autopsie, mais tu m’as convaincue dans ta description de Serj qui explique à un stagiaire les étapes d’analyse d’un corps mort. De la même façon, je crois, tu as écris ce que toute personne (homme ou femme) peut ressentir face à ses fantasmes ou face à ses fantômes sexuels... Je crois que tu pourrais écrire sur la vie sexuelle des dauphins et je lirais le texte avec autant de plaisir ! Comme tu m’as écrit, en encre noire sur la première page de ma copie du livre... : C’est l’art !

Tu sais quoi ?... Je réalise que dans mon extrême opposé des personnages de « Falaise », je suis peut-être aussi mal outillée qu’eux pour faire face aux fréquentes noirceurs de la vie adulte.... Parce que... moi, j’ai vécu une enfance enveloppée d’amour à son méga maximum. De parents pauvres, unis jusqu’à la mort, qui auraient donné leur âme à leurs six enfants. MAIS, l’autre extrême s’impose : je suis arrivée à ma vie adulte sans bagage pour savoir comment vivre avec la méchanceté et toutes ses noirceurs.... Alors, quel est le meilleur outil pour la survie d’une vie d’adulte ?... Est-ce de grandir dans la merde comme les personnages de Falaise pour ensuite arriver à une vie d’adulte et comprendre pourquoi la vie est parfois une merde ou, est-ce de grandir entouré d’un amour absolu pour ensuite arriver à une vie adulte parfois aigre sans défense et sans anticorps ? Rien n’est vraiment gagnant finalement.

Bof... Finalement l’être humain est une œuvre d’art ! Chacun l’interprète à sa façon et... on aime ou on n’aime pas.

Salutations, À la prochaine.

#1a3958
#1a3958