Malaise

Malaise (4 étoiles sur 5, La Presse +)

Parfois, il y a des secrets de famille qui devraient rester cachés. Mais bien souvent, mieux vaut crever l’abcès, quitte à remettre plusieurs vies en question. Il s’agit là de la prémisse de Falaise, quatrième roman du Montréalais Guy Verville. Réunis pour les funérailles d’un célèbre père distant et volage, ses enfants confrontent leur mère et ressassent les raisons qui les ont poussés à abandonner le nid familial plus d’une décennie plus tôt, à travers de très courts chapitres centrés sur l’un ou l’autre des membres de la famille. 
Au menu, la sexualité et l’infidélité omniprésentes des parents, à l’époque, et les blessures qui peinent encore à cicatriser. La tension sexuelle des personnages, habilement ficelée par l’auteur, ne franchit jamais 
la vulgarité, malgré l’apparente insouciance de chacun et les malaises soulevés qui pourraient être à eux seuls le sujet principal du livre. Si on assiste à une énième quête du père québécois, la profondeur des protagonistes, tout comme leurs faiblesses, leurs décisions et ultimement leur égoïsme constant rendent cette « bande de tarés », pour citer l’un des personnages secondaires, diablement attachants.

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