Une langue très belle

Le Putain, de Guy Verville, une nouvelle qui fait à peine cinquante pages, évoque dans un style énigmatique et envoûtant la solitude, l’infini, le déséquilibre du corps qui déserte l’âme et l’humiliation qui s’ensuit, insidieuse et perfide. Avec en toile de fond la ville, toujours vue de la fenêtre de la chambre aux doux supplices, la ville qui ressasse dans ses veines routières tout le mal qu’elle a de vivre inconsciemment…

Dans une langue très belle, qui se déchiffre comme un cryptogramme, on décèle une logique proche de la mathématique argent, souvent évoquée, qui impose ses règles à la vie quotidienne et au style de l’écrivain. Sur une prose à la fois précise et sibylline, qui suscite de multiples interprétations, et propose à la réflexion des pistes nombreuses […] Le Putain nous laisse avec un goût d’y retourner. Et de chercher plus loin dans la lecture tous les sens ici offerts.

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