Éphémères

Les arbres n’ont plus de pudeur. Le regard ne se lasse d’aucune feuille. Les matins sont plus humides, le béton absorbe le suc végétal. Il ne restera bientôt qu’une farine vite mangée par le vent et le frimas. Le champ de bataille des saisons oblige au silence. On observe et on se laisse guider par les géométries variables, autant d’évanouissements, quasi la sérénité.

Là, dans ces matins éphémères, je marche en ne pensant plus à rien.

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<<L'anticouleur
2016/10/21
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