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Imprimer ou ne pas imprimer

Un lecteur du moment, glané dans un réseau Internet fermé, me dit beaucoup aimer Les Années-rebours. Il l’a emprunté à la bibliothèque. Il aurait aimé l’acheter, en vrai, dans ce papier qui commence à nous faire défaut, parmi les écrivains.

Comme il n’est pas féru d’électronique, ce lecteur ne veut, et ne peut acheter un exemplaire ePub. Je n’ai plus de copies de ce livre. Je n’ai même pas une copie personnelle de L’Effet Casimir... Or, il existe maintenant des services, comme PrintBookbaby, qui me permettraient d’obtenir cent copies pour huit cents dollars. C’est un petit investissement, certes, qui ne me rapporterait pratiquement rien, mais qui ne risque rien n’a rien ? Et puis, l’idée ici n’est pas de faire de l’argent, mais bien de continuer à faire vivre un livre.

D’un côté, il y a ce monde transitoire où la littérature ne sait plus sur quel support de reposer. De l’autre, il y a cette réalité qui oblige à faire des choix très personnels et parfois illogiques. J’ai beaucoup de dépenses en ce moment, car je rénove mon appartement. Pourtant, je suis tenté de satisfaire ce lecteur, qui me dit vouloir en parler à des amis.

Je ne sais si j’insiste trop. On me dira d’oublier ces textes qui sont maintenant relégués aux calendes grecques des archives et de continuer à écrire dans le présent. Mais ceux qui disent cela n’écrivent pas, ou ont trop de succès pour se distraire avec le passé. Pour les avoir relus, je sais que ces textes sont beaux, qu’ils me font encore un bel effet et qu’ils sont appréciés.

Ah ! cette tergiversation majeure d’un écrivain mineur...

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