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Promenade grise

Samedi matin gris, et doux. Les températures des prochains jours ressembleront davantage à un été fatigué qu’à un automne mourant. L’air est bon, la promenade longue et bienfaisante.

Je suis étonné de la quantité d’objets qui géométrise mon regard et mes pensées. Nous oublions rapidement ce qui nous entoure pour nous concentrer sur des objets dans nos têtes qui nous paraissent toujours neufs et moins usés. Notre gentille cervelle aime les fables et son royaume est rempli de merveilles, d’Alice parmi les délices, d’angoisses parmi le stupre des indulgences.

Pourtant, il faut bien se le rappeler, nos paysages extérieurs sont le reflet accumulé de notre réalité. Ce qui nous entoure nous explique. Il est grand temps d’ailleurs que je fasse du ménage dans l’appartement...

La ville ainsi, ce samedi, dans mon quartier, semblait à peine réveillée. L’univers que j’habite est fait d’industries, de routes, de maisons et de jardins plus ou moins délabrés, un quartier comme tant d’autres à Montréal, assez laid, assez anglais dans sa facture, des maisons pour accueillir autrefois des ouvriers, des rues maintenant percées par des condos bons marchés et plus modernes. Bref, une architecture au petit bonheur puisqu’il faut bien habiter quelque part.

Dans le ciel, tout paraissait gris. Sur le sol, c’était plus coloré, mais autant décati. Le lustre de la vie n’en est pas moins chaud, en braise et bien réel.

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