automne | Guy Verville

Terme : “automne” (13)

Je marche

Marcher oblige à penser, à regarder le sol et laisser errer son regard sur la matière. D’un pas lent, qui se fait aisément dépasser par l’urgence des autres, je prends conscience que l’été s’achève déjà. J’en ai peu parlé, j’ai laissé aux nuages le soin de laver le ciel, les jardins la tâche d’apaiser les humeurs et mon esprit s’empêtrer dans le brouillard. — 2017/08/22

Juste avant la neige

Deux semaines ont passé sans que je n'écrive ici. J'ai pourtant marché, regardé l'automne. Il est passé du froid au chaud, du soleil au gris, du sec à l'humide. Les feuilles laissent des traces, puis s'amollissent pour de bon. — 2016/11/20

L'anticouleur

La lumière de l’automne n’a pas lieu en ce moment. Il s’agit bien là d’une chronique annoncée. On sort un vêtement plus chaud, si possible imperméable. On se protège davantage des bourrasques. — 2016/10/21

Éphémères

Les arbres n’ont plus de pudeur. Le regard ne se lasse d’aucune feuille. Les matins sont plus humides, le béton absorbe le suc végétal. Il ne restera bientôt qu’une farine vite mangée par le vent et le frimas. — 2016/10/20

Le mélange des saisons

Le froid s’invitant pour la nuit, et l’automne ayant beau nous farcir d’après-midis embaumés, les matins deviennent de plus en plus frais. Il faut maintenant se couvrir un peu, relever le col, craindre que le froid s’en prenne aux bronches. C’est le passage fragile de saison, quand tout se dérègle et que les récurrentes habitudes doivent s’extraire de leur hibernation. — 2016/10/15

La déesse silencieuse

Je me dois de poursuivre sur le thème de la lumière. Au sortir du travail, la semaine passée, il faisait encore trop chaud pour un automne. Les gens marchaient volontiers pieds nus dans le parc, des jeunes, torse et beauté nus, jonglaient. J’avais trop chaud avec mon gilet et mon coupe-vent, comme issu d’une saison trop en avance sur son temps. — 2016/10/10

Lumière du matin, lumière du soir

Lumière du matin, lumière du soir, les arbres se font caresser d’est en ouest, mais les feuilles sont maintenant fatiguées. Tout ce fard estival a fini par se transformer en or, en émeraude, en simple terre cuite. — 2016/10/03

Le froid, bien sûr

Le froid bien sûr et les jours qui, comme un coton bon marché, rapetissent à la première rigueur. J’adore marcher lorsque le matin nous glisse sa lumière fine. J’ai mes pas pour moi, mon rythme solitaire marquant ainsi cette vie d’adulte qui a creusé si peu de sillons. — 2016/09/29

Les soleils-fleurs

Les feuilles commencent à tomber ici. On ne se lasse pas d’annoncer, à chaque année, le début de l’automne. À ce stade, le déclin peut paraître philosophique. L’air semble au faîte de son souffle, déjà empreint de sucs aphones, dense comme celui de ces chambres où s’endorment les mourants. — 2016/09/19

Nos saisons

Évidemment, l'automne inspire le poète. C'est une saison doucereuse, annonçant l'amertume de l'hiver, mais, le beau temps aidant, on ne s'en préoccupe pas encore. Il fait beau, la mort est là à diffuser des parfums d'apaisement, l'air est chaud, la lumière tasse les ombres, mélangeant savamment les couleurs. Tout est à sa place, dans l'ordre des choses. On se sent quasiment éternel. — 2014/09/28

Les manigances du hasard

Le soleil a pu, pendant une heure, se poser sur les objets et les gens. La pluie n'en a cependant pas fini avec nous et les rues se fleureront encore de bruissements mouillés. Les nuages reviennent pour la journée. Il y aura de la neige fondante ce soir. Il fait bon dehors, triste, mais bon. — 2011/11/30

Étoiles givrées

Le froid de ce matin ne prenait pas autant à la gorge que celui, plus agressif, d'hier. Le ciel, cependant, était toujours aussi bleu comme sait bien les faire les contrées nordiques. Sur les surfaces urbaines et mortelles, une givre passagère, envoutée par la lumière. — 2011/11/21

La vie se défait

Le temps est toujours aussi gris et paisible. On aimerait sans doute davantage de soleil et encore plus de calme, mais on s'en contente tout de même. Se promener chaque matin ainsi me fait un bien immense. — 2011/11/16

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