chant | Guy Verville

Terme : “chant” (26)

Un ténor pleure

Il y a de ces mélodies qui semblent tout expliquer, de ces airs qui, même dans une langue étrangère, nous saisissent à la gorge, transpercent temps et cœurs. Il y a de ces époques qui galvanisent les mémoires et les sentiments comme la période romantique. — 2018/01/28

Le brouillard, ma foi, s’estompe

Le brouillard, ma foi, s’estompe. On se moquera de moi si je dis que Neptune s’éloigne de mon Soleil. Qu’importe, je suis maître de mon destin, à tout le moins de son interprétation. — 2017/10/14

Le son

Je parle souvent de mon chant sans que personne, vraiment, ne l’entende. Aujourd’hui, à la suggestion de mon professeur, je me suis enregistré. Ô douleur de déceler tout ce qui ne va pas. — 2017/08/19

Mon chant, ma voix

En janvier dernier, un billet sur le chant, puis plus rien sur ce thème. Je me fais frugal en tout, m’interroge silencieusement sur le sens de faire autant ceci que cela. 2017 me réserve ses surprises. — 2017/07/01

Chanter entre les jambes et les synapses

Il vente très fort ce soir. Cela ressemble à une soudaine tempête que les météorologues n’auront pas vue venir. Je m’étais assoupi après ma journée de travail et les bourrasques contre ma fenêtre m’ont réveillé. Je me suis alors installé au piano, ai plaqué quelques accords et, comme depuis quelques semaines, j’ai fait des sauts de quinte. Du do au si, deux octaves plus hautes. — 2017/01/10

Le chaos de nous tous

Le crépuscule déjà, l’automne déjà. Lorsqu’on marche avec l’horloge du ciel, l’ordonnancement des choses nous semble normal sans être ni troublant ni pacifiant. Je sortais de mon cours de chant, j’ai regardé le soleil qui n’était déjà plus qu’une lueur sur un nuage lancinant, peut-être annonciateur de pluie. — 2016/09/25

Mon Minuit, chrétiens.

Il sortit de sa bibliothèque ce que j’ai cru être un vieux et épais missel. “Ce sera un cours spécial, aujourd’hui. Ce sont des airs de Noël.„ J’ai souri en me disant “pourquoi pas?„ — 2013/12/26

Ah... oh...

“Je veux que tu chantes en pensant à la satisfaction. Fais-le sur «ah».„ Je m’exécute. Mon professeur pianote un ton plus haut. Je recommence. “Je t’entends, mais je ne vois rien dans tes yeux. Où est ton bonheur à chanter?„ Piqué au vif, je me laisse aller en feignant ce bonheur si difficile à exulter. Le son qui sort de mon corps semble satisfaire Vincent. — 2013/11/16

Le chant accordéon

Où va ma vie, par ces jours pluvieux et ensoleillés? Un peu comme cette météo changeante de 2013. En moi, autant le calme d’un vieux lac que les éclaboussures d’une rivière nourrie par une lointaine cime. — 2013/08/03

Légèrement, la douleur

Des jours entiers à vivre. Des heures immenses à combler. Mon esprit, heureux, mais tourmenté, ouvre grandes les mains. J'ai du mal à décrire mon sentiment, mes sensations, comme si un cyclone allait s'abattre sur les quelques certitudes qui me servent de conscience. Je termine à l'instant une lecture sur la pensée de Nietzsche et m'apprête à entamer celle d'une introduction sur l'existentialisme. Je veux savoir où en est la pensée sur ce point. — 2013/06/24

Oser les sons hauts

Il fallait bien un titre symétrique juste pour le plaisir d'oser. C'est ce que je dois faire constamment durant mes cours de chant. Après avoir quelque peu apprivoisé les sons graves, moi le chuchoteur, le murmureur, voilà que mon professeur m'enjoint d'attaquer les la bémol, la, si bémol, etc. Il semble savoir où il s’en va et je me laisse peureusement mener. — 2013/05/24

Un camaïeu de «è»

L'apprentissage du chant se poursuit et les résultats sont parfois bons, parfois ok, parfois à oublier. À chaque leçon, j'y retrouve les mêmes exigences expliquées différemment, les mêmes exercices reconstruits autrement. — 2013/02/02

J'avance

J'avance, certes. J'en suis moins certain lorsqu'arrive la nuit et que je m'astreins à me coucher. Si je ferme trop vite les yeux, mon corps et mon coeur se disputent les derniers instants de conscience. — 2013/02/01

Calme, d'un esprit vidé

Calme, d'un esprit vidé, il me semble, de toute sa velléité. Mes jours sont ainsi. J'ai des projets, des attentes, quelques espoirs. Mais nous ne sommes qu'au lundi. Je n'ai pas de travail. — 2013/01/28

Chanter. Entre le chêne et le roseau

Chanter, c'est aussi danser intérieurement avec son corps, à tout le moins, projeter la cage thoracique vers une invisible intention. J'ai tendance à lever les bras, ce qui pourrait passer pour une inutile grandiloquence. — 2012/12/16

La richesse du moment

Je continue de chanter, suis sorti, hier soir, heureux de mon cours. Je ne sais si j'avance vraiment, mais cet apprentissage est dans l'air de mon temps, cadrant fort bien dans cette saison de ma vie. — 2012/12/13

De la cigale et de la fourmi

J'ai passé une partie de l'après-midi à chanter, à tenter, du moins, de chanter. J'ai l'impression d'avancer autant que je recule. Parfois les notes hautes me semblent bien placées, parfois elles ressemblent à gémissement de chant de baleine. Quant aux notes graves, je semble les perdre, soudain. Et si mon professeur était à mes côtés, il n'y verrait sûrement que des sons et pas de musique. — 2012/11/29

Je pourrais n'être rien. Je ne pourrais être rien.

Je me suis assoupi deux heures cet après-midi pour me réveiller en sursaut, vanné. En retournant à mon bureau, je reçois des courriels de clients. J'ai oublié de faire ceci, il y a des problèmes là, je dois me remettre à la tâche. Par la suite, je plonge dans le métro pour me diriger vers mon cours de chant. — 2012/11/22

Faut pas oublier le derrière

Chanter m'est devenu ardu, et c'est normal. Je ne sais plus comment me placer. S'il me faut déployer mon dos, le soulever, étirer la nuque, avancer la gueule comme un bêta, il ne faut surtout pas que j'oublie le derrière trop ressorti et que je dois rentrer comme si j'avais un dix cents à retenir avec la raie des fesses. Et, la cerise sur le sundae, je dois chanter librement ! — 2012/10/05

L'océan où nous chantons

Répétition difficile, hier soir, à Ganymède. Nous entamons un marathon d'apprentissage d'une œuvre clé du répertoire choral masculin, la Symphonie no 13, de Chostakovitch. — 2012/09/26

Pour ce luxe glorieux de vous admirer

Ce soir, j'ai mon cours de chant. Comme toute passion qui s'installe, je ne pense qu'à ça, même si, dans les faits, je me bute à bien des obstacles, dont cette deuxième que je dois apprendre. Per la Gloria d'adorarvi (pour la gloire de vous aimer) est une jolie ritournelle tirée de l'opéra Griselda de Giovanni Battista Bononcini (genre Jean-Batptiste Fromager). — 2012/09/13

Comme un cobra

La découverte du chant se poursuit. Hier encore, à la sortie de mon cours, une énergie sereine m'envahit. Je sais que la route est longue, mais je ne regarde pas tant que ça cet horizon, car chanter est en soi énergisant, au-delà d'une simple relaxation. — 2012/09/09

Ceci est un soupir

— Comment nomme-t-on ce symbole ? me demande Vincent. — Un silence ? Il me sourit poliment. — C'est un soupir, et il porte bien son nom. Ce n'est donc pas tout à fait un silence, en fait si, mais un silence avec une intention. Tu comprends? — 2012/09/02

Désapprendre le chant choral

Deuxième cours de chant, hier. J'y allais certes avec entrain, même si quelques craintes se pointaient. Une première expérience se rapproche souvent de l'épiphanie, d'une révélation qui allume un feu souvent longtemps endormi. Mais lorsque vient le temps de poursuivre le premier effort, les embûches, les problèmes risquent de vous rappeler à l'ordre. S'il est facile de lancer des premiers sons primaux, il faut pouvoir ensuite être capable d'aller au-delà. — 2012/08/25

Apprendre à chanter

Je suis en sueurs, le corps bien droit, non pas raidi comme un militaire, mais, à la suggestion de mon professeur, comme si ma tête était tenue par un mince fil tendu vers l'infini du ciel et que mon coccyx était arrimé au sol. La position est confortable et pourtant, j'en deviens la peau moite. — 2012/08/21

La voix

J'ai fermé les yeux, ai gonflé mon ventre afin d'emmagasiner solidement l'air, et j'ai chanté. Nous n'en étions encore qu'au stade dit du réchauffement. Le directeur est au piano et nous amène, de demi-ton en demi-ton, à chanter de plus en plus haut. Comme j'étais encore aux prises avec les derniers soubresauts de mon rhume, ma voix s'accrochait aux parois encombrées de mon larynx. — 2012/01/19

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