écriture | Guy Verville

Terme : “écriture” (16)

De l'œuf et du cheval

Un ami me faisait remarquer dernièrement que je n’écrivais pas beaucoup et s’empressait de me demander si je n’étais pas en panne d’inspiration. — 2013/06/20

L'archer

Écrire et chanter, chanter ou écrire. Cela revient du pareil au même pour moi. Je révise les Mailles sanguines, j’apprends un nouvel air. Dans les deux cas, cela me demande d’être minutieux, intense. — 2013/04/20

Le cimetière des sœurs

L'endroit est paisible, idéal pour se reposer. Il s'agit du Manoir d'Youville de Châteauguay, ancienne résidence estivale ou de repos pour les soeurs grises, et maintenant un hôtel permettant les rassemblements, les réunions, les retraites, les fins de semaine chorales comme Ganymède fait chaque année. — 2013/04/15

Mots

Je révise Les Mailles sanguines à petits pas, à petits mots. Malgré un mal de cou proche du torticolis, malgré des yeux fatigués, malgré l'ennui d'un samedi, je plonge mon esprit, retrouve mes personnages sans doute pour une dernière fois. — 2013/02/23

Le vertige

Voilà un peu plus d'an que j'écris ces promenades. Il s'agit donc d'une forme d'anniversaire. Le temps est un insondable vertige qui colore mon regard. — 2012/10/28

Fenêtre sur soi

2012/10/04

Ne pas voir la saison

Ce n'est pas que les mots me manquent. La parole demeure volubile dans mes pensées. Elle est cependant ailleurs que sur Internet, dans les mailles de mon roman. Écrire envoute, m'interdit presque d'autres visions, comme si mon esprit s'enflammait pour une seule doctrine. — 2012/03/26

L'écriture apaisée

Les saisons roulent sur un sentier cahoteux. Ce n'est pas demain que ça changera. Si beaucoup rêvent d'ores et déjà de se prélasser sur les terrasses, l'hiver n'en continue pas moins de déverser, de temps en temps, sa neige qui, en théorie, est réglementaire jusqu'à la venue du printemps. Après, on pourra chialer, mais pour l'heure, endurons! — 2012/03/15

Retrouver ses mots

Ai terminé la lecture du Gardien du feu pour me plonger aussitôt dans les Lettres à un jeune poète de Rilke. Poursuis en même temps, en parallèle, la relecture des Mailles sanguines. La comparaison des souffles d'écriture est inévitable même si les critiques, comme le suggère Rilke dans sa première lettre, sont superflues. — 2012/03/07

Les légendes

Je discutais avec un ami d'une belle pièce que nous apprenons à la chorale. Je lui disais que le texte mis en musique était de Rilke. — 2012/02/29

Manuscrit récupéré

Mon ancien éditeur m'a retourné, annoté, mon manuscrit. Le colis était abimé, inséré dans une enveloppe de Postes Canada, qui présentait mécaniquement ses plus plates excuses. Il manque tout de même vingt pour cent des pages. Le paquet a visiblement chuté, l'enveloppe utilisée par mon éditeur, peu conçue pour un tel nombre de pages, s'est ouverte et une partie du contenu s'est volatilisé. Il m'a fallu une bonne demi-heure pour ordonner ce qui a pu être récupéré. — 2012/01/22

Les douze royaumes

C'est une idée qui germe depuis fort longtemps. Elle est issue d'un rêve. Je suis à l'intérieur d'une maisonnette glacée, j'ouvre la porte qui donne sur un extérieur hivernal, d'une tranquillité de petit matin, une brume étoilée accueille un soleil qui annonce une journée froide. Il y a une route devant la maison, qu'une haie masque partiellement. — 2011/12/31

La houle calme des vieux couples

J'ai sorti mon iPad, dans le métro, ai ouvert une application de remue-méninge (mind-mapping) afin d'y jeter les premières bases d'un roman. Le sujet est encore trop vague dans ma petite tête paresseuse, et sans doute trop collée à ma réalité. Puisque mon histoire court toujours, il est difficile, voire dangereux, d'en chercher une conclusion. — 2011/12/21

Comme à la gare

Nous ressentons parfois les jours comme s'il n'y avait pas autre chose à faire que d'attendre les suivants, que ce qui pourrait se passer le lendemain serait meilleur que l’actuel gris du soleil levant. — 2011/12/14

Sommes-nous ?

J'ai rêvé qu'une maison d'édition bien connue d'ici me retournait mon manuscrit accompagné d'une lettre de bêtises véhémentes et qui m'enjoignait de ne plus écrire un seul mot. J'étais nouveau dans un bureau un peu alambiqué. Mes collègues ressemblaient à des gens que j'ai connus. — 2011/11/13

Les illusions

L'écriture du dernier chapitre se fait lentement. En même temps, la charge du travail, celui qui m'aide à mettre du beurre sur mon pain, qui m'aide aussi à acheter ce pain, augmente, de nouvelles responsabilités surviennent, des négociations s'éternisent (mais de manière constructive) avec une banque, ma grand-mère, âgée de presque cent ans, se sent fatiguée, est à l'hôpital. — 2011/10/21

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