existence | Guy Verville

Terme : “existence” (8)

Mon chant, ma voix

En janvier dernier, un billet sur le chant, puis plus rien sur ce thème. Je me fais frugal en tout, m’interroge silencieusement sur le sens de faire autant ceci que cela. 2017 me réserve ses surprises. — 2017/07/01

J'ai rêvé de lui

J’ai rêvé de lui. Il se tenait près de moi, je ne distinguais pas son visage, mais pouvais observer sa pilosité, deviner la force de son sang par la veine pulsante de son cou. — 2017/06/23

Chanter la chlorophylle

Je suis fait davantage de silence que d’éclats. J’ai conté si peu l’hiver, pas du tout le printemps qui s’achève. Mes journées n’en furent pas moins bruyantes, enrichissantes, angoissantes, nuageuses et bienheureuses. La vie ordinaire d’un homme qui ressent la fatigue du devoir quasi accompli. — 2017/05/13

Graver

J’aimerais graver mes pas dans un sol bienveillant qui montrerait aux générations futures que je suis passé par là, que mon âme, vêtue de son corps d’ancêtre, s’est penchée sur la trace des autres, aura respiré un air qui avait déjà fait trente milliards de ritournelles (je les ai toutes comptées), qu’il y a eu, au-dessus de ces traces, des rêves qui ne faisaient qu’errer. — 2016/05/28

Le printemps, lentement

Le printemps, tout lentement, arrive à ses fins. L’hiver a étiré sa guimauve pluvieuse et froide jusqu’à ce que les arbres, tout de même, ainsi que les jonquilles, les crocus, les mouches, et quoi encore, réussissent à clamer leur aire de jeu. — 2014/05/11

Les épidémies radioactives

Si quelques atomes entrechoqués peuvent anéantir une ville entière, imaginons la puissance des drogues qui coulent dans nos veines. Je m'étonne facilement, ma pensée est radioactive et instable. Le pourtour d'une lampe me rappelle les lèvres amères d'un volcan, le contact d'un corps annonce une épidémie de sensations. — 2013/01/18

Oxydable

Puisque la vie est un perpétuel recommencement, elle est forcément une constante oxydation. Ce-qui-est ne devient plus. Parfois, ce-qui-est s'amenuise peu à peu, s'enraie lentement, s'oxyde et puis stoppe. Mais parfois, le bris survient et ce-qui-est n'est déjà plus, dans un grand fracas d'indifférence puisque ce-qui-est est maintenant ailleurs. — 2011/12/11

Sommes-nous ?

J'ai rêvé qu'une maison d'édition bien connue d'ici me retournait mon manuscrit accompagné d'une lettre de bêtises véhémentes et qui m'enjoignait de ne plus écrire un seul mot. J'étais nouveau dans un bureau un peu alambiqué. Mes collègues ressemblaient à des gens que j'ai connus. — 2011/11/13

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