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De la modestie

Modifié le : 2019/08/08

Ai mis rapi­de­ment en pages le roman. Il res­semble déjà à un livre, fait ain­si 216 pages, ce qui pour­rait se tra­duire en un livre de 350 pages. Vu comme ça, tout appa­raît si peu. Les pages sor­taient de l’im­pri­mante et je glis­sais mon regard sur les mots. J’en avais un cer­tain malaise et ver­tige. Extraire ain­si des phrases n’a pas de sens, mon écri­ture n’aime pas les cou­rants d’air.

J’ai envoyé en PDF mon texte à mon ancien édi­teur, puis­qu’il me le récla­mait depuis long­temps. Il n’est plus dans le domaine, mais sau­ra cer­tai­ne­ment me gui­der. Ai éga­le­ment lais­sé une note à une de ses col­la­bo­ra­trices de l’é­poque Varia. J’ai­mais cette équipe de pas­sion­nés. Dom­mage que la mai­son n’existe plus entre leurs mains. La nou­velle équipe a tout sim­ple­ment ban­ni la fic­tion de ses tablettes. (le site Web de Varia ne répond d’ailleurs plus.)

Je ne connais pas le milieu de la lit­té­ra­ture, je n’y ai pas d’en­trées ni n’ai fré­quen­té les salons. J’y vais donc très modes­te­ment, sans aucune autre attente que l’espoir.

Le plus dur reste à faire : accep­ter de ne plus pen­ser à ce texte et sur­tout, mais sur­tout, for­cer le mou­lin à ima­gi­na­tion à rou­ler de nou­veau sa roue. Il ne faut pas retom­ber dans le silence.

Je vais quand même avoir la poli­tesse de lais­ser aux Mailles san­guines la chance de sur­vivre. J’ai de toute manière des réno­va­tions à terminer !

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